{"id":2294,"date":"2015-12-02T08:31:21","date_gmt":"2015-12-02T07:31:21","guid":{"rendered":"http:\/\/head.hesge.ch\/art\/?p=2294"},"modified":"2016-02-03T23:31:35","modified_gmt":"2016-02-03T22:31:35","slug":"get-out-une-proposition-de-latifa-echakhch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/campus.hesge.ch\/head-artsvisuels\/get-out-une-proposition-de-latifa-echakhch\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Get Out\u00a0\u00bb: une conversation avec Latifa Echahkch"},"content":{"rendered":"<div class=\"textenoir\">\n<p>\u00ab\u00a0Get Out\u00a0\u00bb<\/p>\n<div><\/div>\n<div>Latifa Echakhch<\/div>\n<div>En conversation avec Yann Chateign\u00e9<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<p>Initialement publi\u00e9 dans le journal de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Get Out\u00a0\u00bb (10 d\u00e9cembre 2015 &#8211; 31 janvier 2016), publi\u00e9 par la HEAD &#8211; Gen\u00e8ve avec le soutien de la Fondation BNP Paribas Suisse.<\/p>\n<p>Yann Chateign\u00e9 : Lorsque, au printemps dernier, tu as commenc\u00e9 \u00e0 travailler avec les futurs dipl\u00f4m\u00e9s du D\u00e9partement Arts visuels de la HEAD \u2013 Gen\u00e8ve, avais-tu une id\u00e9e pr\u00e9con\u00e7ue, qu\u2019elle soit de l\u2019ordre d\u2019un th\u00e8me de recherche, d\u2019une m\u00e9thode de travail sp\u00e9cifique ou d\u2019une ambiance que tu souhaitais donner \u00e0 ton projet, Get Out ?<\/p>\n<p>Latifa Echakhch : C\u2019est dr\u00f4le comme, au d\u00e9part, je pensais assez facilement trouver chez les \u00e9tudiants un type d\u2019\u0153uvre qui m\u2019int\u00e9resse, au sens de travaux qui se seraient approch\u00e9s de ma propre pratique. De mani\u00e8re peut-\u00eatre na\u00efve, certainement aussi en tant qu\u2019artiste-commissaire, j\u2019ai cherch\u00e9 des \u0153uvres qui reposent sur les m\u00eames proc\u00e9d\u00e9s analytiques, des formes similaires aux miennes, et avec lesquelles mon travail serait entr\u00e9 en dialogue de mani\u00e8re fluide. Mais, d\u00e8s les premiers rendez-vous, les pi\u00e8ces qui m\u2019ont frapp\u00e9e \u00e9taient celles que je n\u2019aurais pas attendues dans une s\u00e9lection de ce type. Les travaux m\u2019ont alors amen\u00e9e dans une direction diff\u00e9rente de celle \u00e0 laquelle je pensais, et j\u2019ai mis un terme \u00e0 l\u2019id\u00e9e de projeter quoi que ce soit, pour m\u2019adapter. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 beaucoup moins directive que pr\u00e9vu, ce qui n\u2019est finalement pas plus mal (rires).<\/p>\n<p>Y.C. : As-tu pu d\u00e9celer des pr\u00e9occupations, des traits communs aux travaux que les \u00e9tudiants t\u2019ont pr\u00e9sent\u00e9s ?<\/p>\n<p>L.E. : Il y a en effet une chose commune \u00e0 nombre de travaux que j\u2019ai regard\u00e9, et qui est \u00e9galement pr\u00e9sente au sein de d\u00e9marches que je n\u2019ai malheureusement pas s\u00e9lectionn\u00e9es : j\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e de d\u00e9couvrir que les artistes s\u2019int\u00e9ressent clairement aux notions de ville, d\u2019architecture, \u00e0 des questions soci\u00e9tales tr\u00e8s fortes. Je ne dirais pas que leurs \u0153uvres sont frontalement politiques, mais elles touchent de tr\u00e8s pr\u00e8s \u00e0 des questions de ce type, m\u00eame si cela ne semble pas \u00e9vident au premier abord. Cela m\u2019a questionn\u00e9 au point de me demander si cette approche \u00e9tait une particularit\u00e9 de l\u2019\u00e9cole, ou si cela \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 la situation de Gen\u00e8ve, une ville au statut politique, international et \u00e9conomique particulier.<\/p>\n<p>Y.C. : Il semblerait que tu aies pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pr\u00e9senter des travaux en grande partie existants plut\u00f4t que de proposer aux participants de produire des \u0153uvres nouvelles en regard d\u2019un cadre que tu aurais d\u00e9termin\u00e9. Pourquoi ce choix ?<\/p>\n<p>L.E. : J\u2019ai rapidement ressenti le d\u00e9sir de pas ne pas assumer un dialogue trop \u00e9vident entre les \u0153uvres, l\u2019exposition et mon travail. J\u2019ai voulu, je crois, m\u2019\u00e9loigner radicalement de la d\u00e9finition classique de l\u2019enseignant-artiste. On a trop souvent vu, \u00e0 mon avis, un enchev\u00eatrement improductif entre le travail de l\u2019\u00e9tudiant et celui de son professeur. En pla\u00e7ant imm\u00e9diatement une distance, j\u2019ai \u00e9vit\u00e9 d\u2019entrer dans un rapport \u00ab donnant-donnant \u00bb avec les participants \u00e0 l\u2019exposition, et je me suis \u00e9vit\u00e9e \u00e0 moi-m\u00eame un certain nombre de probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Y.C. : En tant qu\u2019artiste qui a une certaine pratique de l\u2019exposition, et qui de fait a travaill\u00e9 avec des curateurs, en tant qu\u2019artiste qui a aussi \u00e9t\u00e9 curatrice dans le pass\u00e9, o\u00f9 situerais-tu ta \u00ab signature \u00bb dans l\u2019exposition ?<\/p>\n<p>L.E. : Pour ce projet, j\u2019ai l\u2019impression de m\u2019\u00eatre plac\u00e9e dans la position d\u2019une collectionneuse, ou dans celle, particuli\u00e8re, de constituer quelque chose comme une biblioth\u00e8que. On peut y reconna\u00eetre un peu de ma personnalit\u00e9, m\u00eame si je pense m\u2019\u00eatre volontairement un peu effac\u00e9e derri\u00e8re les \u0153uvres qui toutes repr\u00e9sentent des points n\u00e9cessaires dans l\u2019exposition. Les photographies de Yusuke Yamamoto, par exemple, parlent d\u2019une catastrophe \u00e9cologique qui a r\u00e9cemment eu lieu au Japon, en utilisant le polaro\u00efd de mani\u00e8re nouvelle, entre la nostalgie d\u2019un lieu vu une fois et qui dispara\u00eet \u00e0 jamais, et la d\u00e9t\u00e9rioration en soi, li\u00e9e au proc\u00e9d\u00e9 chimique du polaro\u00efd lui-m\u00eame. Ce travail parle donc en m\u00eame temps de souvenir et de destruction. Dans cette pi\u00e8ce-l\u00e0, il y a un m\u00e9lange de nostalgie et de violence, que l\u2019on peut retrouver aussi dans ma pratique, d\u2019une certaine mani\u00e8re.<\/p>\n<p>Y.C. : On trouve aussi un certain nombre d\u2019\u0153uvres performatives dans l\u2019exposition. En quoi est-ce important \u00e0 tes yeux ?<\/p>\n<p>L.E. : La pi\u00e8ce de Ciel Groomen est assez embl\u00e9matique : c\u2019est une \u0153uvre en effet perform\u00e9e, constitu\u00e9e de panneaux de grillages actionn\u00e9s par des gens. Elle est aussi une architecture faite, d\u00e9faite et refaite en permanence. J\u2019ai trouv\u00e9 int\u00e9ressant qu\u2019il y ait, dans l\u2019exposition, un endroit qui soit mouvant, une structure d\u00e9pla\u00e7able qui, en formant des angles obtus et aigus, modifie le rapport \u00e0 la pi\u00e8ce et l\u2019espace lui-m\u00eame. Cette pi\u00e8ce est tr\u00e8s simple, et fond\u00e9e sur un rapport au cloisonnement, et je trouvais qu\u2019elle entretenait un dialogue \u00e9tonnant avec la pi\u00e8ce permanente de Fabrice Gygi qui se situe \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et qui fait partie de l\u2019identit\u00e9 de l\u2019espace d\u2019exposition. Ciel Groomen, qui a un travail tr\u00e8s engag\u00e9 politiquement, a produit l\u00e0 une de ses pi\u00e8ces les plus formelles, et qui permet cette esp\u00e8ce d\u2019ouverture et de chor\u00e9graphie que je recherchais. Maud Constantin, qui a con\u00e7u un bar, a entrepris une pi\u00e8ce qui est \u00e0 la fois tr\u00e8s fonctionnelle, par rapport \u00e0 un espace d\u2019exposition qui accueille un \u00e9v\u00e9nement, le vernissage en l\u2019occurrence, et qui le transforme en une performance: L\u2019objet qu\u2019elle a con\u00e7u est sculptural, et il peut aussi \u00eatre activ\u00e9 ou d\u00e9sactiv\u00e9. J\u2019ai aussi pu, dans mon travail, produire des objets de ce type, pr\u00e9sent\u00e9s alors qu\u2019ils venaient d\u2019\u00eatre, qui seraient ou pourraient \u00eatre utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>Y.C. : Le titre de ton exposition \u00e9voque cette double \u00ab sortie \u00bb qui articule ton propos : la sortie de l\u2019\u00e9cole pour ces artistes r\u00e9cemment dipl\u00f4m\u00e9s, et une exposition qui propose comme autant de fen\u00eatres sur d\u2019autres espaces. Est-ce ainsi que tu as pens\u00e9 Get Out ?<\/p>\n<p>L.E. : En effet, mon id\u00e9e est de sugg\u00e9rer de sortir d\u2019un point de vue unique sur l\u2019espace qui nous entoure. En ce sens, le travail d\u2019Etienne Chosson est tr\u00e8s int\u00e9ressant : ses photographies, au travers d\u2019une d\u00e9ambulation faussement nonchalante dans un parc, montrent comment la d\u00e9marche du fl\u00e2neur, permet de s\u2019inscrire dans l\u2019histoire du paysage, du colonialisme, des propri\u00e9t\u00e9s politiques de la nature. Loan Nguyen, dans sa performance, sugg\u00e8re une histoire, nous parle, sur un mode tr\u00e8s narratif, presque de l\u2019ordre du conte. Dans le m\u00eame temps, elle plie, d\u00e9plie et replie une carte, pr\u00e9sent\u00e9e au sol, comme si elle voulait nous montrer une direction, ou nous emmener quelque part. Au final, le chemin est pli\u00e9, nous rendant impossible toute exploration de cet endroit : c\u2019est \u00e0 mon sens ce chemin l\u00e0 qu\u2019il est int\u00e9ressant d\u2019essayer d\u2019imaginer ou d\u2019entrevoir.<\/p>\n<p>Y.C. : Si l\u2019exposition entendait v\u00e9hiculer un message, quel serait-il ?<\/p>\n<p>L.E. : S\u2019il y a un message, ou plut\u00f4t une suggestion dans Get Out, c\u2019est de regarder les choses diff\u00e9remment, d\u2019emprunter le regard des artistes, pour renouveler notre perception de notre environnement : une ville, un cocktail dans un bar, l\u2019espace dans lequel nous \u00e9voluons&#8230; Depuis que j\u2019ai vu la pi\u00e8ce d\u2019Angela Cardona, dans laquelle l\u2019artiste se d\u00e9guise en shaman contemporain pour d\u00e9senvouter des espaces notamment publics, je me demande quels espaces \u00e0 Gen\u00e8ve j\u2019aimerais bien d\u00e9senvouter de la sorte. Dans le m\u00eame temps, le get out du titre n\u2019est pas uniquement une injonction \u00e0 s\u2019extraire de son propre point de vue, c\u2019est aussi une description de l\u2019effet que procure une exposition une fois que nous sommes sortis de l\u2019espace dans lequel elle est pr\u00e9sent\u00e9e : nous voyons n\u00e9cessairement le r\u00e9el sous un autre angle, gr\u00e2ce \u00e0 la \u00ab boite \u00e0 outils \u00bb que nous proposent les artistes.<\/p>\n<p>Y.C. : Es-tu ressortie toi-m\u00eame \u00ab chang\u00e9e \u00bb de cette exp\u00e9rience ?<\/p>\n<p>L.E. : La part du travail la plus difficile, mais aussi la plus enthousiasmante a \u00e9t\u00e9 le choix des artistes : c\u2019est dur, car cela demande une position d\u2019autorit\u00e9 que je n\u2019aime pas trop souvent endosser. En choisissant des \u0153uvres existantes, j\u2019ai pourtant pos\u00e9 les choses de mani\u00e8re autoritaire d\u00e8s le d\u00e9part, mais cela nous permet ensuite que de nous mettre au service, les artistes et moi, de chacune des pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es, et dans un sens plus large de l\u2019exposition dans son ensemble. Ainsi, j\u2019ai essay\u00e9 de d\u00e9placer ces questions d\u2019ego pour tenter de servir et d\u2019optimiser la pr\u00e9sentation du travail, d\u2019en faire un ensemble coh\u00e9rent. Je pense que nous allons vivre d\u2019intenses moments d\u2019\u00e9change, et que les artistes invit\u00e9s vont, aussi entre eux, \u00e9changer des id\u00e9es C\u2019est mon but en tous cas. Aujourd\u2019hui, chacun se demande \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de qui il exposera, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de quoi son travail sera pr\u00e9sent\u00e9. J\u2019esp\u00e8re vraiment les surprendre et cr\u00e9er des dialogues int\u00e9ressants.<\/p>\n<p>Y.C. : As-tu envisag\u00e9 ton travail diff\u00e9remment dans le contexte de l\u2019\u00e9cole (Prix), que dans celui d\u2019une institution, ou d\u2019une galerie ?<\/p>\n<p>L.E. : J\u2019ai pens\u00e9 mon action comme une sorte d\u2019outil p\u00e9dagogique pour les \u00e9tudiants, m\u00eame si j\u2019arrive \u00e0 la fin du processus p\u00e9dagogique. Ce n\u2019est jamais un exercice facile, celui de mettre plusieurs artistes sur le m\u00eame plan, et de dire ensuite qu\u2019on \u00e9lira \u00ab les meilleurs \u00bb. Car ce n\u2019est pas forc\u00e9ment \u00ab les meilleurs \u00bb qui gagnent, c\u2019est simplement que l\u2019on pose des crit\u00e8res, \u00e0 un moment donn\u00e9, qui permettent de faire des choix\u2026 Je me suis simplement demand\u00e9 ce que je peux leur apporter et de quelle mani\u00e8re cela peut les aider \u00e0 donner le meilleur d\u2019eux-m\u00eames. En parall\u00e8le, j\u2019ai compos\u00e9 un jury de personnalit\u00e9s au regard riche et bienveillant. Je souhaite faire en sorte que l\u2019exposition soit la plus aboutie et attirante possible, comme si je pr\u00e9parais un repas pour ces invit\u00e9s, chacun ayant \u00e9t\u00e9 choisi pour sa une facult\u00e9 de dialogue, ses connaissances et sa capacit\u00e9 d\u2019\u00e9change int\u00e9ressant avec ces jeunes artistes form\u00e9s en Suisse.<\/p>\n<p>Y.C. : Tu as aussi choisi de repenser la publication qui accompagne l\u2019exposition dans une volont\u00e9 de coh\u00e9rence artistique. Quelle est ton id\u00e9e derri\u00e8re ce journal ?<\/p>\n<p>L.E. : J\u2019ai d\u00e9couvert, en regardant le travail de Maud Constantin, un projet d\u2019affiches extraordinaires, autodestructrices, une tr\u00e8s belle proposition qu\u2019elle avait r\u00e9alis\u00e9e avec le groupe de designers suisses MAXIMAGE. C\u2019\u00e9tait tellement proche de mon travail, cela touchait \u00e0 des formes auxquelles j\u2019avais moi-m\u00eame touch\u00e9, qu\u2019il me semblait logique de leur confier le projet. J\u2019aime cette connaissance que s\u2019apportent les artistes entre eux\u2026 Cela reste aussi dans une logique de transmission, c\u2019est pourquoi j\u2019ai souhait\u00e9 que les textes du journal soient \u00e9crits par les enseignants qui ont accompagn\u00e9s ces artistes. Cette publication n\u2019est pas vraiment un catalogue, c\u2019est v\u00e9ritablement un journal, et ce que j\u2019aime dans cette forme, c\u2019est qu\u2019elle est de l\u2019ordre du temporaire, de l\u2019archive. On n\u2019y montre pas l\u2019exposition. C\u2019est un support qui est dat\u00e9 du jour, ou de la semaine de sa sortie. Cela me fait un peu penser aux gens qui collectionnent les journaux de leur jour de naissance. Le format du journal marque un temps donn\u00e9. C\u2019est aussi un objet que l\u2019on am\u00e8ne volontiers avec soi, que l\u2019on prend sous le bras, dans un caf\u00e9, dans un parc, un espace public. C\u2019est un vecteur, qui am\u00e8ne aussi, comme les \u0153uvres, comme l\u2019exposition, vers l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"textenoir\"><\/div>\n<div class=\"textenoir\">Get Out<\/div>\n<div class=\"textenoir\">Avec Suzanne Boulet et Colin Raynal,\u00a0Angela Cardona, Maud Constantin, Etienne Chosson, Marion Goix, Ciel Grommen, Romain Juan, Nastasia Meyrat, Benjamin Mouly, Loan Nguyen, Julie Sas, Pierre Szczepski, Sandrine Thomas, Yusuk\u00e9 Yamamoto, Seyoung Yoon,\u00a0dipl\u00f4m\u00e9-e-s 2015 en Master Arts visuels<\/div>\n<div class=\"textenoir\">Une proposition de\u00a0Latifa Echakhch<\/div>\n<div class=\"textenoir\"><\/div>\n<div class=\"textenoir\">10.12.2015 \u2013 31.01.2016<\/div>\n<div class=\"textenoir\"><span style=\"line-height: 1.5;\">LiveInYourHead<\/span><\/div>\n<div class=\"textenoir\"><span style=\"line-height: 1.5;\">Rue du Beulet 4, 1203 Gen\u00e8ve<\/span><\/div>\n<div class=\"textenoir\"><span style=\"line-height: 1.5;\">Mercredi \u2013 samedi, 14 \u2013 19 h<\/span><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Get Out\u00a0\u00bb Latifa Echakhch En conversation avec Yann Chateign\u00e9 Initialement publi\u00e9 dans le journal de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Get Out\u00a0\u00bb (10 d\u00e9cembre 2015 &#8211; 31 janvier 2016), publi\u00e9 par la HEAD &#8211; Gen\u00e8ve avec le soutien de la Fondation BNP Paribas Suisse. 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