La source de financement est-elle source de biais dans la recherche

Dans notre précédent billet de blog, nous vous parlions du biais de genre : un biais cognitif basé sur des stéréotypes et accordant une préférence à un genre plutôt qu’à un autre. Cet article vous présente aujourd’hui les résultats de notre recherche portant sur l’impact potentiel de la source de financement sur l’ordre des auteur·e·s dans les articles scientifiques médicaux.

Quand le prénom embrouille les API

Qu’est-ce qui distingue Yuri Gagarin de Yuri Kano ? Dans le premier cas, Yuri est un homme, fameux cosmonaute de l’URSS, dans le second, une femme, athlète japonaise. Ce simple exemple illustre une réalité fascinante : le prénom Yuri est masculin dans les sphères russophones, mais féminin au Japon. Les prénoms ne sont donc pas des étiquettes universelles ; ils changent de genre selon la langue, la culture ou l’origine de l’individu

Le biais de genre dans la recherche médicale

Dès le plus jeune âge, les enfants sont influencés par des stéréotypes, associant certaines disciplines à un genre ou l’autre. Ces préjugés se retrouvent dans les choix de carrières des étudiant·e·s et dans leur carrière académique, entrainant un biais de genre au niveau de la recherche. En médecine par exemple, ce biais est particulièrement problématique, entrainant un traitement différent des patient·e·s en fonction de leur genre.